Coachine Santé
Prévention santé

DIETETIQUE OCCIDENTALE

 

HIPPOCRATE évoque largement l'influence de la nourriture sur le fonctionnement du corps :"Chacune des substances apportées par l'alimentation de l'homme agit sur son organisme et le modifie d'une façon ou d'une autre et c'est sa vie entière qui repose sur ces changements, qu'il soit en bonne santé, malade ou convalescent.""Manger plus que la nature le demande, c'est certainement s'exposer à plusieurs maladies."

 

PLATON fait aussi clairement référence à la diététique :

"Que la diététique soit ta première médecine."

"Si la maladie t'atteint, le régime convenable te donnera la meilleure chance de guérison."

 

SOCRATE conseille aussi :

"Que chacun s'observe lui-même, et note quelle nourriture, quelle boisson, quel exercice lui conviennent, et comment il faut en user pour conserver la santé la plus parfaite."

Dès le Vème avant J.C., la diététique existait en Grèce comme pensée médicale.

 

LE REGIME CRETOIS :

 

La Crête, petite île de la Méditerranée, a connu au IIIe et IIe millénaires avant J.-C. La brillante civilisation minoenne qui a construit de nombreux palais (Cnossos, Phaistos et Malia).

La naissance du modèle alimentaire Crétois est née au début des années 60 avec le concept "d'alimentation méditerranéenne".

La fameuse "Etude des Sept pays" initiée par ANCEL KEYS, a établi des relations entre la mortalité par maladie cardio-vasculaire et les habitudes alimentaires de différentes populations (USA, Finlande, Pays Bas, Yougoslavie, Italie, Japon, Grèce). Selon les types alimentaires les taux de mortalité étaient très variables : 97% de mortalité cardio-vasculaire en Finlande, contre 3,8% pour la Crète. Le modèle crétois est apparu pour la première fois comme un modèle de prévention nutritionnelle.

Du régime Crétois au régime Lyonnais... En 1988, le bénéfice santé de l'alimentation méditerranéenne a été remis à l'honneur lors de l'étude menée par Serge Renaud à Lyon (Lyon HEART DIET STUDY). Cette étude d'intervention de prévention secondaire conduite sur une population ayant déjà eu un infarctus du myocarde a montré une baisse de 75% du nombre de rechutes chez les patients ayant adopté un régime d'inspiration crétoise par rapport à un régime classique. Selon l'étude, les habitants du sud de l'Europe bénéficient d'une incidence de maladies cardiovasculaires plus faible et d'une espérance de vie plus élevée. A partir de ces observations a été développée, en 1995, la pyramide alimentaire méditerranéenne.

En cela, l'île d'Icare en Grèce et celle d'Okinawa au Japon s'inscrivent aussi dans cette logique de nutrithérapie naturelle (importance des omégas 3).

Une alimentation riche en fruits et en légumes…

 L'alimentation méditerranéenne originelle, décrite en Crète dans les années 60, est une alimentation équilibrée, saine, particulièrement riche en fruits et légumes frais ou secs et en céréales (pain, féculents consommés quotidiennement et à chaque repas. Pauvre en graisses animales, l'huile d'olive constitue la principale source de lipides. Poisson, viande blanche et oeufs sont consommés quelques fois par semaine. Fromage blanc de chèvre et de brebis sont les produits laitiers les plus présents. Le vin consommé au cours des repas et de façon modérée constitue la principale source de boissons alcoolisées.

Ce modèle alimentaire, riche en produits frais, possède un double avantage nutritionnel : sa faible teneur en acides gras saturés, et sa grande richesse en micro-constituants protecteurs apportés par les végétaux. Actuellement, l'obésité devient un véritable phénomène de société. En France, elle progresse dangereusement, surtout chez les enfants. Selon l'étude Ob Epi 2003, conduite par l'Institut Roche de l'obésité en collaboration avec l'Inserm et portant sur presque 48 millions de Français : les individus souffrant de surpoids ou d'obésité sont passés de 36,7 % en 1997 à 41,6 % en 2003. L'obésité dite massive (la plus grave) a doublé durant la même période. On estime que si cette progression alarmante continue, il y aurait 20 % de Français obèses en 2020…

…Changer ici et maintenant, …je commence par quoi?

 

1- LE QUESTIONNEMENT

Le fait d'utiliser le pouvoir des questions pour modifier nos pensées au quotidien est un outil formidable.

En effet, le cerveau cherche toujours à répondre aux questions que l'on se pose, même celles qui sont mal formulées. 

 Quelles croyances limitantes m'empêchent d’ajouter des aliments sains à ma diète?

"Je n’ai pas le temps de chercher mieux, je suis trop occupé au quotidien…"

Quelles croyances ressources, selon vous, possède une personne qui aime commencer sa journée sainement?

 "Je trouve que la qualité de mon déjeuner influe sur toute ma journée. Ma concentration et ma joie de vivre sont considérablement augmentées par les choix en matière de santé que je fais..." 

Quelles sont, d’après vous, les conséquences si je ne fais aucun changement alimentaire?

" Il sera de plus en plus difficile de retrouver mon énergie, ma concentration et mes activités en souffriront…"

Quels bénéfices possibles puis-je espèrer à partir de meilleures habitudes alimentaires?

"Avoir davantage d’énergie pour pratiquer l’activité physique de mon choix afin d’entretenir mon corps et de détendre aussi mon esprit..."

Pour atteindre efficacement mon but, je m’y prends comment?...

 Associer pour mieux assimiler =

Notre digestion est conditionnée par…

       -La qualité des aliments (aliments bio ou culture raisonnée, directement du producteur au consommateur avec des produits de région, dans la saison et sans stockage).

       -Le mode de préparation (cuisson douce à la vapeur à 95°c)

       -La mastication (la digestion commence dans la bouche par ensalivage; 6 glandes salivaires pour 1 litre de salive/jour).

       -L’ambiance du repas.

       -Etre dans l’ici et maintenant (présent à ce que l’on mange).

       -Les associations des différents aliments.

       -Les cent pas après chaque repas.

       -Sortir de table en ayant encore un peu faim.

       - Pratiquer au moins deux fois par semaine le sport de votre choix afin d’évacuer massivement par la transpiration les pesticides qui s’accumulent sous la peau.

       -Penser à des choses agréables et positives.

       -Eviter d’aller dormir en période digestive.


 

2 - MELANGES INDESIRABLES

Les étapes de la digestion sont perturbées par :

a) Trop d’aliments acides (protéines) associés aux farineux comme les pâtes (gluten à éviter) ou les céréales qui génèrent des sucres non dégradés, fermentent et occasionnent des ballonnements avec des gaz inodores au niveau du côlon droit. 

 b) Des fruits crus : (engendre du froid sur le méridien de la rate qui bloque le métabolisme, selon la diététique chinoise mais ce qui ne doit pas dispenser de manger au moins 4 à 6 fruits par jours).  Les fruits  pris en fin de repas  acidifient le bol alimentaire, retardent la vidange stomacale (reflux acides, lenteur digestive…) et acidifient les intestins.

 c) Des excès de protéines provenant de la viande (privilégier la viande blanche bio), du fromage (éviter toute la chaîne laitière), des poissons (opter pour des produits de pleine mer froide) entraînent des putréfactions dans le côlon gauche à l’origine des gaz désagréables.

d) Des mélanges incorrects fragilisent la muqueuse répétés de l’intestin grêle qui provoquent sournoisement une inflammation chronique des parois.

Celle-ci est à l’origine d’un excès de sa perméabilité (effet négatif, à mon sens,voisin du gluten)Cette porosité excessive autorise le passage aisé des toxines non dégradées dans le sang. A terme, ce disfonctionnement produit des réactions allergiques, des maladies

inflammatoires, de nombreux dépôts indésirables dans les organes les plus faibles précisément là où la circulation et les défenses immunitaires sont diminués. Le risque d’entraîner des pathologies graves tel que le cancer... est bien réel d’autant que les organes chargés d’épurer le sang sont de ce fait mis à rude épreuve.


 e) Absence notoire de la mastication à partir d'aliments beaucoup trop mous occultant l'ensalivage des ingrédients et qui représente le tout début de la digestion grâce aux enzymes contenues dans le litre quotidien de salive générée par nos 6 glandes salivaires.

BILAN : 

- Altération notoire de l’ensemble des fonctions digestives.

- Epuisement des enzymes du système glandulaire (glandes à mucus et glandes exocrines qui les libèrent  tout au long des neuf mètres de la cavité buccale au côlon). 

- Exposition très fortement accrue à des pathologies pouvant se révéler gravissimes au fil du temps. . 

 

 Suggestions :

       - Eviter les fruits crus au dessert.

       - Ecarter les entrées très vinaigrées avant un plat de farineux.

       - Eviter plusieurs protéines dans un même repas.

       - Réduire les quantités de farineux.

       - Demeurer vigilant à propos des produits grillés (grillades…) car ils apportent davantage de chaleur à l’organisme.

       - Privilégier un petit ballon de vin rouge bio sans sulfite en milieu de repas qui met à l’abri des cystites et favorise tout à la fois la digestion et

          l’évacuation des selles (stimulation du péristaltisme intestinal par ses propriétés astringentes).  


3- LES BONNES ASSOCIATIONS

a) Dissocier les protéines fortes de viandes, de fromages  (privilégier chèvre ou brebis) et de poissons d’avec les amidons forts comme les céréales. Exemple : 200 gr de poisson + des pâtes engendrent l’acidité du bol alimentaire.

b) Associer aux amidons faibles (pommes de terre, patates douces, maïs) une base protéique animale (éviter la charcuterie et le porc = trop gras…).

c) Coupler un amidon fort (céréales sans gluten) avec une protéine faible comme par exemple un œuf (bio), une légumineuse, des algues laminaires =  perte de poids; de nature froide), des champignons, du tofu* ou un laitage (chèvre ou brebis, éviter la chaîne laitière qui apporte trop de chaleur et d’humidité à l’organisme ainsi qu’un taux d’hormones bovines trop élevé et inapproprié à l’humain car non détruite à la pasteurisation : 140°C durant seulement 4 secondes) à pâte cuite.  

*A noter le Tofu (fromage de soja) est de nature froide. Les yaourts de même nature le sont aussi ( privent de stimuler nos 6 glandes salivaires et  réduction d'information du centre de la satiété en lien à l’absence de mastication). Le soja contient des oestrogènes, sa consommation régulière avant l’âge de la puberté ou en cas de cancer est à éviter par principe de précaution. 

d) Equilibrer la proportion de céréales (2/3) avec des légumineuses (1/3).

e) Varier généreusement les légumes verts et colorés à chaque repas.

 f) Penser zen attitude : Aborder les situations en observateur neutre et l’esprit serein, autrement dit avec vigilance mais sans y accorder trop d’importance (relativiser). 


4 - EQUILIBRE ACIDO-BASIQUE

Apport d’antioxydants pour l’équilibre entre acides et bases :

Consommer une salade (faire la cuité : passer sous l’eau bouillante pour casser le froid du cru; idem les tomates trempées) en début de repas permet :

       -Des vitamines et minéraux (Si thé en excès= perte d'oligo éléments d'où

        une mauvaise assimilation des vitamines).

       -La régulation de l’appétit.

       -Une meilleure digestion (le balai de l’intestin).

       -Réduit la somnolence après le repas.


Consommer des fruits

:Des fruits de préférence entre les repas, pour ne pas entraver la digestion et au moins  4 à 6 fruits par jour :

       -En apéritif, dans une salade.

       - Cuits en dessert (sans sucre rapide ajouté, excepté le miel ou sucre intégral de canne : 1cuillère à café/jour).

       -Crus en dessert, seuls ananas, papaye et fruits rouges en été.

       -Fruits secs : en en-cas pour faire le plein d’énergie (qualité bio et préférer les figuettes car les grosses sont trempées dans un sirop pour   ramollir la peau).

 Si vous êtes en présence de fruits et légumes non bio, laisser les tremper une nuit dans un seau d’eau afin d’évacuer une bonne partie des pesticides.

 

5 - DIGESTION PLUS LEGERE

 Au cours d’un même repas, éviter de mélanger :

       - Plusieurs sortes de céréales.

       - Plusieurs sortes d’oléagineux.

       - Des protéines animales différentes.

       - Différentes sortes de légumineuses.

       - Respecter la qualité et la quantité des apports quotidiens.

       - Veiller aux associations qui composent un repas.

       - Oublier l’usage quotidien du micro-onde ; en cas d’addiction, chauffer un peu plus les ingrédients et attendre au moins deux minutes avant de             consommer ce qui aura pour effet de réduire le taux de radioactivité.

       - Eviter les produits congelés car même chauffés (exemple : les frites) le froid persiste au sein des ingrédients et viendra, à la longue, perturber votre    métabolisme (syndrome de froid sur l'estomac).

       -Terminer votre repas par une boisson chaude ce qui facilitera grandement la digestion  (elle s’effectue à 38°C).

       -Consommer au moins 1litre et demi d’eau de source à température ambiante en moyenne par 24h. (Cuit vapeur; vitaliseur MARION sans pression avec un seul niveau et le couvercle en forme de cône afin d’éviter le lavage de précieux nutriments par condensation. Cuire à 95°c avec un seul étage).

 Après avoir présenté différents régimes : méthode Montignac et régime Sulitzer, régime végétalien, régime macrobiotique ou zen, les régimes dissociés, le régime du Docteur Atkins, le régime de la Mayo-Clinic, l'instinctothérapie,…

Le professeur Henri JOYEUX conclut que :

"le régime à tendance végétarienne est certainement le plus logique et le meilleur pour la santé que l'on puisse conseiller". 

Selon lui,…

       - " La mortalité par cancer est réduite de 40 % chez les sujets végétariens.  Cela est vrai surtout pour les cancers du sein, du côlon et du

          rectum, mais aussi de la prostate".  

       " La mortalité par maladie cardio-vasculaire est réduite de 50 % (15ème. Congrès International de Nutrition – Adélaïde, Australie – oct

          1993)".

 Collaboration: 

Professeur Henri JOYEUX CRLC Val d’Aurelle  MONTPELLIER. 
(Prix International de Cancérologie Antoine Lacassagne pour ses travaux sur la Nutrition). 

Il n'y a pas mieux placé que la personne elle-même pour savoir ce qui est bon pour elle à partir de sa propre expérimentation.